Cours de philosophie

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Le 18 septembre 2015, daragon fernand a écrit :


Fernand Daragon

LE COMBAT

Que ''Justice'' soit ton maître-mot ,
Et ''Vérité'' ton ambition.


la foi englue les âmes molles,
comme l'attrape-mouches pendu
au plafond englue les mouches.
AVANT-PROPOS
Ce livre est un tonique pour les âmes fortes et combatives, avides de liberté et de vérité, les âmes molles et craintives, totalement imprégnées du poison de la foi, s'en détourneront effrayées. Chercher la vérité dans la solitude demande beaucoup de courage, vider son grenier de toutes les superstitions et mensonges de la Religion n'est pas une mince affaire. Pas une mince affaire de briser le carcan qui vous tient rivé au poteau depuis votre plus jeune âge. Nul besoin de courage pour vivre dans le mensonge avec le plus grand nombre, faire comme les autres, se laisser mener comme un mouton par le pasteur... en oubliant que le pasteur, aprés avoir mené son mouton de pré en pré,fini par le mener à l'abattoir- L'oiseau étourdi se laisse prendre au miroir aux alouettes, le renard prudent fait gaffe où il pose la patte... soyez renard plutôt qu' alouette ! La Nature, ou Puissance Créatrice, vous a doté du nécessaire pour mener votre barque à bon port : intelligence et conscience- Être en plein accord avec l'une et l'autre, c'est être en plein accord avec la source de laquelle émane toute chose. La Vérité est au fond du puits, c'est à dire au fond de soi-même. L'homme a une intelligence restreinte, il doit se contenter d'un savoir restreint, ne pas s'imaginer être capable de connaître l'identité de quelque Dieu que ce soit, connaissance inutile. Toute sa philosophie doit consister à trouver son équilibre, son contentement de soi, dans le savoir ayant c omme très solide socle sa conscience. Mieux vaut laisser le fruit mûrir sur l'arbre que le cueillir vert, ce qui ne signifie pas renoncer à toute réflexion, au contraire, la réflexion est le soleil qui fait mûrir le fruit.

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La foi religieuse englue les âmes molles comme l'attrape-mouches pendu au
plat-fond, englue les mouches.

Satan, Dieu, qui sont ces gens ? Qu'ai-je à voir, ''MOI'' avec eux ? Ces gens dont tout le monde parle mais que personne n'a vu ? ''MOI'' fait catholique par abus de confiance … car c'est en abusant de la confiance qu'inspire l'adulte à l'enfant que l'on fait un chrétien, un musulman, un juif... si j'étais né en pays musulman, nul doute qu'on aurait fait de moi un musulman... comment l'enfant, face à un imam vêtu d'amples vêtements qui lui donnent un air hiératique, la tête ceinte d'un énorme turban, et une barbe comme le reflet d'un immense savoir, comment l'innocent bambin pourrait-il ne pas prendre pour vérité ses abominables mensonges ? Idem pour l'instruction de toute autre religion ? À l'exemple de ces princesses chinoises de l'antiquité auxquelles on comprimait les pieds pour les empêcher de se développer, la marche leur étant interdite – Ma chance a été que, si ma mère était catholique pratiquante, mon père, lui, était athée, aurai-je eu le courage de me révolter si mon père avait été également catholique pratiquant ? N'aurai-je pas eu le cerveau d'avantage plombé ? L'intelligence d'avantage paralysée? Intoxiquée jusqu'au dernier neurone de superstition religieuse ? Ainsi que tant de chrétiens, musulmans et juifs ? Ces trois religions les plus fanatiques, les plus virulentes, les plus diaboliques, les plus néfastes à l'humanité. Comme l'âme se sent purifiée et légère, libérée par la lecture des philosophies indiennes, chinoises et japonaises, que les paroles d'un Jésus, en comparaison, semblent bien niaises et ridicules, qui prennent l'homme seul en considération, à l'exclusion du reste de la nature. La Divinité Créatrice, qu'est-ce ? NaÏf m'a posé cette question : Divinité Créatrice et Dieu, n'est-ce pas la même chose ? ( pour autant qu'on puisse les appeler choses...), il s'en faut de beaucoup, il est évident qu'il faut une puissance infinie pour mouvoir ces univers qui s'étendent à l'infini dans un espace infini. Ce phénomène est aussi incompréhensible à l'homme, qu'il lui est impossible de compter les étoiles . Dieu n'est qu'une caricature d'invention humaine pour rabaisser la Divinité Créatrice à son niveau. Le moindre miracle, pour lui, est le fait de Dieu, le sien, tout puissant mais à sa portée, duquel il est la créature privilégiée, à son image, une espèce de Père Noël pour adultes... mais si la fourmi pouvait concevoir tout ce dont l'homme est capable, elle ne pourrait concevoir d'autre Dieu que lui, n'est-il pas capable de lui apporter l'opulence en versant un pot de miel à proximité de la fourmilière ? De la détruire en y versant un bidon d'essence et en y mettant le feu ? Par rapport à la Divinité Créatrice, l'homme n'est guère au-dessus de la fourmi, et les dieux tutélaires de notre planète, guère au-dessus de l'homme... Faut se faire une raison ! Suffit de progresser spirituellement en faisant confiance à la justice divine pour être rassuré. Que la lâche croyance en un rédempteur qui effacera vos fautes, fasse place au souci de votre karma. L'homme est seul à mener sa barque, s'il laisse un étranger prendre son gouvernail, qu'il ne s'étonne pas de se retrouver là où il y a des pleurs et des grincements de dents !

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<< Connais-toi toi-même >> – Celui dont l'éducation religieuse n'a pas entièrement paralysé le cerveau, le sachant imprégné de mensonges, se met tout naturellement en quête de vérité... mais qu'est-ce que la vérité ? Quel chemin prendre ? A la question de Pilate posée à Jésus : Qu'est-ce que la vérité ? Ce dernier est resté coi, s'évitant le ridicule de prétendre être lui-même la vérité … les grecs avaient inscrit au fronton du temple d'Apollon : << Connais-toi toi-même >> , sage conseil, encore que se connaître soi-même ne peut être que relatif, nul ne pouvant se connaître entièrement lui-même. -Pardon ! proteste Naïf, je me connais parfaitement moi-même – Ah bon ? Tu sais que tu as été enfant avant d'être adolescent ? --- évidemment--- Tu peux donc me dire quel jour, à quelle heure, tu as cessé d'être enfant pour être adolescent ? --- C'est une question idiote --- En quoi est-elle idiote ? --- Entre enfant et adolescent existe une période intermédiaire . --- Quel jour, à quelle heure es-tu entré en cette période intermédiaire ? --- Il n'y a pas de réponse pour ce genre de question --- Si, il y en a une, c'est que personne ne peut prétendre se connaître dans l'absolu. Cependant, sur le plan pratique, chacun peut se connaître suffisamment pour accéder à une vérité subjective qui lui permettra d'évoluer spirituellement --- Y aurait-il donc une vérité, ou des vérités autres que subjectives ? --- Laissons la réponse à cette question aux philosophes, elle n'est pas utile au cheminement vers la spiritualité. Une vérité subjective est une vérité en harmonie avec la conscience de l'individu. Il suffit à chacun de cultiver son propre jardin. --- C'est à dire?--- Pour m'expliquer je prends mon cas, non par fatuité, mais parce qu'il est le seul que je puisse analyser. Quand je me suis posé cette question capitale : pourquoi suis-je chrétien ? C'est quand j'ai réalisé que j'étais victime d'un abus de confiance, abus d'autant plus ignoble qu'il s'agissait, et qu'il s'agit de la confiance qu'accordent tout naturellement les jeunes enfants aux adultes. Dans mon cas personnel, l'enseignement catholique. Cet enseignement, du moins au temps de mon enfance, ce qui remonte à plus de soixante-dix ans, excluait la Bible, laquelle était remplacée par l'Histoire sainte, en fait un résumé de la Bible excluant une bonne partie de ce qu'il y a de scandaleux à la conscience humaine , ce qui en faisait un livre peu épais... C'est ainsi que, dans l'histoire de Josué arrêtant le soleil, l'Histoire sainte omet de préciser le but de cette bataille, et quelle en sera la suite... ce n'est que bien plus tard, en lisant la Bible, que j'ai appris, horrifié, que le but de cette bataille était la conquête de gras pâturages et l'extermination de tout un peuple au fil de l'épée, hommes, femmes, vieillards, enfants, nourrissons... et que Josué, contrairement à l'idée que je m'en faisais, n'était nullement un chevalier tout blanc, sans peur et sans reproche, un super Bayard, mais un ignoble assassin, tout comme, d'ailleurs, Moïse, Salomon, David, dont les victoires sur les pays convoités pour leurs gras pâturages, étaient dévoués par interdit, en reconnaissance à leur dieu Yahvé, alias Jéhovah, allias l'Eternel, qui leur a accordé la victoire. Mais que faut-il entendre par ''dévoué par Interdit'' ? Je cite la Bible : << Tout ce qu'un homme dévouera par interdit, à l'Eternel dans ce qui lui appartient, ne pourra ni se vendre, ni se acheter, que ce soit une personne, un animal ou un champ de sa propriété. Tout ce qui sera dévoué par interdit sera entièrement consacré à l'Eternel. Aucune personne dévouée par interdit ne pourra êre rachetée, elle sera mise à mort.> Lév. 27 (28) ; Qui a dit : Tu ne tueras point ? Et voilà que je me suis mis à me poser des questions .

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Ayant réalisé que j'avais été manipulé par l'éducation religieuse subie, que ce que l'on m'avait enseigné comme étant '' parole divine '' se trouvait en totale opposition avec ma conscience, il me fallait bien faire un choix : soit la Bible, soit ma conscience. Mais qu'est-ce que la Bible ? Qu'est-ce que ma conscience ? Bible, Coran, Livre de Mormon au choix... autant d'ouvrages écrits par des hommes parfaitement inconnus se prétendant inspirés de Dieu... sans le moindre soupçon de preuves ! Que choisir ? Ayant vidé mon grenier, purgé mon cerveau de tout ce que l'on y avait frauduleusement gravé, je me suis trouvé libre de faire un choix. '' Connais-toi toi-même'' . Se connaître soi-même, c'est se connaître en '' Vérité'' or le contraire de la ''Vérité '' c'est le mensonge, et il :m'apparut clairement que le mensonge c'est ce dieu que l'on m'avait imposé comme Dieu unique. Mais d'où m'est venu cet éclairage? Réponse : de ma conscience et de mon intelligence, c'est évident. Donc, d'un côté un ''dieu'' contestable, révélé par des écritures plus que douteuses, de l'autre ''Moi'' , produit de la Nature Naturante,(Spinoza) , c'est à dire de la Divinité Créatrice. Quelle différence avec Dieu ? C'est que, de toutes les preuves de son existence produites par les théologiens, je n'en perçois aucune qui ne puisse tout aussi bien prouver l'existence d'une déesse... Dieu aurait-il un sexe ? La Puissance Créatrice infinie étant inaccessible à l'intellect humain, je trouve sa meilleure définition chez les taoïstes : Le Tao n'est nulle part, mais rien ne peut exister sans le Tao.

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Moi.--- Le dieu des religions mis K.O , je ne puis tenir mon existence que de la Nature Naturante, ou Divinité Créatrice, cette Divinité est donc la source de ma conscience et de mon intelligence, j'en conclus donc logiquement que tant que je suis en accord avec ces deux attributs, lesquels, en fait, sont ''Moi'', je suis en accord avec ce qui en est la source : la Divinité Créatrice. Qu'ai-je besoin d'en savoir plus en mon état actuel d'évolution ? Ce n'est qu'en évoluant spirituellement que je pourrai accroître ma connaissance. Les dieux de l'Olympe en savent plus que nous, rejoignons-les, soyons dieu à notre tour. Cependant nous serons encore très loin de connaître la Toute Puissance peuplant d'univers l'espace infini. Chaque chose en son temps . Accéder à l'échelon le plus bas de l'Olympe, est infiniment plus payant que gagner le gros lot au super loto. J'en ai conclu que ce n'est pas en rampant comme une limace sous la foi pernicieuse de la religion imposée, qui prêche l'humilité, la soumission, de courber l'échine, que je pourrais progresser spirituellement et gagner l'entrée dans l'Olympe, mais bien en me tenant droit la tête haute , pour combattre avec courage et vaincre la Bête, c'est à dite la Bible.

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Dieu dans l'ancien testament---Qu'est-ce que Dieu selon la Bible ? Un être unique et tout puissant. Formule bien pratique pour répondre à moult questions embarrassantes propres à satisfaire les âmes molles, les simples d'esprit. Mais la première question que l'on doit se poser avant toute autre, n'est-elle pas : quel intérêt un dieu unique, célibataire et tout puissant , peut-il trouver à son existence ? Aucune déesse digne d'être aimée d'un dieu, aucun vis à vis pour échanger des idées, aucune distraction ( par exemple aucun partenaire possible pour une partie d'échecs... ) --- En créant ? Tout ce qu'il crée tourne en eau de boudin et ne fait qu'exciter sa colère... une existence semblable à un néant, étant tout puissant il triomphe sans gloire... mais peut-on le prétendre tout- puissant alors qu'il loupe tout ce qu'il fait ?

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Jusqu'à quel degré de crédulité, où, plutôt, d'imbécillité, ne faut-il pas s'abaisser pour accorder le moindre crédit aux niaiseries de la genèse ? L'intelligence sous le boisseau ? Dès les deux premiers mots nous plongeons dans la confusion :<< Au commencement>> qu'y avait-il avant ce commencement ? Un quidam a posé cette question à Sot Augustin : Que faisait Dieu durant tout le temps avant la création ? Question des plus embarrassantes... mais l'évêque y coupa court : avant la création, le temps n'existait pas... et vlan ! C'est vite dit, trop vite car nullement satisfaisant : un Dieu amputé du temps, c'est quoi ? La bonne réponse serait, ce me semble : Dieu étant un créateur immuable et éternel, a toujours créé, par conséquent la création lui est coéternelle... réponse trop simple sans doute.

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<< Dieu dit : que la lumière soit et la lumière fut.>> Si Dieu désigne la lumière par son nom, c'est qu'elle existe déjà... et ce n'est que quand il la vit qu'il sut qu'elle était bonne. Avant la lumière Dieu ne voyait donc rien ? Plongé dans une obscurité totale ? Comment l'idée de lumière lui est-elle venue à l'esprit puisqu'il ne la connaissait pas ? Qu'il ignorait si elle était bonne ou mauvaise ? Et il la sépara des ténèbres... absurdité totale, car si la lumière est une chose qui se déplace dans l'espace, les photons, les ténèbres ne sont rien d'autre qu'une absence de lumière. Dieu sépara donc la lumière de rien ! Et ceci dés le premier jour alors que ce n'est que le quatrième jour qu'il créa les astres pour présider au jour et à la nuit et séparer la lumière des ténèbres... les étoiles? Simples petits luminaire pour faire joli dans le ciel... et qui tomberont sur la terre à la fin du monde ! Ap.6 (13) ; en faut-il davantage pour discréditer la Bible de tout sérieux ? Par quel mystère la foi peut-elle rendre une multitude de gens, par ailleurs intelligents, si totalement bornés, bêtes à manger du foin ?

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Création (suite) --- Comme sur tant d'autres points, la Bible est loin d'être claire sur celui-ci : au verset 20 du premier chapitre, il laisse aux eaux le soin de produire tous les animaux vivants (pas les morts...) ce qui serait, en quelque sorte, la génération spontanée en conformité avec ma conviction personnelle, au verset suivant, c'est Dieu qui les créa, puis, au verset 24, c'est la terre qui produit les animaux, et au verset 25, c'est Dieu qui les fit... allez vous y reconnaître dans ce charabia ! Pain béni pour les faiseurs d'explications propres à convaincre les simples d'esprit, et tous ceux dont le cerveau investi par la foi, qui ne demandent qu'à croire ce qui correspond à cette foi. Bref, la terre étant peuplée de tous les animaux, y compris les plus venimeux, reptiles, scorpions, araignées mortelles d'Australie et autres bestioles cracheuses de venin, Dieu vit que cela était bon... alors il décide de créer l'homme pour régner sur toute cette ménagerie. Pourtant, par ailleurs, la Bible nous enseigne qu'il n'y a aucune différence entre l'homme et l'animal, que la supériorité de l'homme sur la bête est nulle, car tout est vanité. Eccl. 3 (18). Qui a raison ? Pour autant que l'on puisse trouver raison dans tout ce fatras d'écritures qui compose la Bible. Quoi qu'il en soit, Dieu créa l'homme à son image, mais quelle est donc l'image de Dieu ? La Bible nous en fait le portrait : <<J'ai crié à mon Dieu, de son palais il a entendu ma voix... il s'élevait de la fumée dans ses narines, un feu dévorant sortait de sa bouche ; il en jaillissait des charbons embrasés. Il abaissa les cieux et il en descendit. Il y avait une épaisse nuée sous ses pieds. Il était monté sur un chérubin et il volait. Il planait sur les ailes du vent.Il faisait des ténèbres sa retraite, sa tente autour de lui. Il était enveloppé des eaux obscures et de sombres nuages . De la splendeur qui le précédait s'échappaient des nuées lançant de la grêle et des charbons de feu.>> Ps. 18 ( 7 à13 );-- Il semblerait, à cette lecture, que la ressemblance entre l'homme et son créateur ne soit pas évidente... Personnellement je soupçonnerais plutôt une ressemblance avec Satan... mais n'est-ce pas le même ? Bon, ressemblant ou pas, l'homme fut créé à part des animaux, mais sachant que le chimpanzé est biologiquement semblable à l'homme à plus de 98 % , ça pose question ! Pas si facile de mettre l'homme à part des animaux . << L'éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre , il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant .>> Gen. 2 (7). Aussi simple que ça ! Va pour un enfant de cinq ans pas surdoué, mais pour un adulte ? S'il refuse de mettre son intelligence sous le boisseau au bénéfice de la foi ? C'est quoi un souffle de vie ? Un Dieu tout puissant devrait pouvoir créer l'homme de rien, comme la lumière. Sans doute lui restait-il un petit reliquat de poussière pour créer le pou, la puce, le morpion, le moustique et autres petites bêtes pour la distraction de l'homme? Eve seule, n'est pas crée de poussière, du moins pas directement, mais d'une côte d'Adam. Question consanguinité, bonjour! Et tout ce travail fut accompli en sept jours, et non pas en six comme le prétendent les religions chrétiennes, car : << Ainsi furent créés les cieux et la terre, et toute leur armée. Dieu acheva au septième jour son œuvre qu'il avait faite et il se reposa au septième jour de toute son œuvre qu'il avait faite.>> Gen. 2 (1-2);--- donc il a terminé son boulot le septième jour avant de se reposer. Fatigué le créateur ? Et les jours qui ont suivi ce fameux septième jour , toujours au repos? Se distrayant en observant tous les drames sanguinaires qui animent son merdier ? Peut-on considérer le déluge comme une activité épuisante ? Ou, plutôt, simple spectacle propre à réjouir le monstre ? Ouais ! Je suis bien prétentieux de prétendre juger Dieu et sa création, mais si ce Dieu en question est si incompréhensible, si éloigné de l'homme, qu'avons-nous à nous en préoccuper ? S'il trouve bon ce que je trouve mauvais, et mauvais ce que je trouve bon, qu'en ai-je à foutre? La création de l'homme ne serait alors qu'une farce pour sa distraction ?

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Lorsque l'homme fut créé, et avant qu'il lui taille une côte pour en faire une femme, Dieu le plaça au jardin d'Eden pour le cultiver et pour le garder, ceci en contradiction avec le premier chapitre où la femme est crée au même temps que l'homme sans que ce dernier y perde une côte... et il les bénit. C'est quoi une bénédiction ? Je me suis toujours posé cette question. Elle sert à quoi ? Je n'ai jamais observé la moindre différence entre un repas béni et un qui ne l'est pas. Qu'y a-t-il eu de changer dans le couple une fois béni ? Bref, nous sommes au deuxième chapitre et l'homme est seul dans ce fameux jardin qu'il doit cultiver. Déjà condamné au turbin avant même d'avoir mangé de l'arbre tabou? Car : << L'Eternel Dieu donna cet ordre à l'homme : tu pourras manger de tous les arbres du jardin, mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.>> ; Comment ce pauvre diable d'Adam pourrait-il interprété les mots ''Bien'' , ''Mal'', ''Mourir'', avant d'avoir goûté à l'arbre ? . Or, le voilà pourvu d'une femme, les ennuis commencent... le couple est formé tout nu, comme les autres animaux, sans complexes, normal, tout étant pour le mieux en ce monde innocent. Mais un monde innocent, pour l'Eternel, c'est un monde ennuyeux, alors il introduit le serpent... mais, attention! Pas n'importe quel serpent, un serpent doué de parole et très au courant de la situation, pourvu des attributs propres à mener à bien la mission qui lui est confiée : << Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que Dieu avait faits . Il dit à la femme : vous ne mangez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : nous mangeons des fruits des arbres du jardin, mais quant au fruit qui est au milieu du jadin, Dieu a dit : vous n'en mangerez point et vous n'y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. A lors le serpent dit à la femme : vous ne mourrez point, mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et vous serez comme les dieux, connaissant le bien et le mal .>> N'avait-il pas, ce douteux Eternel, une idée bien tordue derrière la tête en introduisant ce fameux serpent, et n'avait-il pas prévu cette intéressante conversation ? Et ce qui en serait la suite ? N'ayant aucune conscience, ni du bien, ni du mal, Eve n'avait aucune raison de ne pas suivre le conseil du serpent et manger de l'arbre ( ou son fruit?), d'autant moins que l'interdiction avait été faite à Adam alors qu'elle-même n'était encore qu'une côte... Or une question se pose (parmi tant d'autres!) : d'où cet extraordinaire serpent , doué de parole, mais cependant animal des champs, tenait-il toute sa science ?

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Mais de quelle espèce est donc ce serpent ? Qu'est-il ? Un ancien commentaire juif sur la genèse ( Gen.Rab.20 ) s'adressant à Eve, écrit : << Le serpent (HIWYA) est ton serpent, et tu est le serpent (HIWYA) d'Adam. >> Pas plus avancé ! Si l'en on croit les religions chrétiennes, qui font bon marché de ce verset de l'Apocalypse: << Je le déclare a quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : si quelqu'un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre. >> 22 (18);- ( Que faut-il entendre par ''ce livre'' ? Uniquement l'Apocalypse ou la Bible en entier ? Est-il concevable que l'on puisse cuisiner les versets de la Bible à la fantaisie de chacun, sauf ceux de l'Apocalypse ? ) le serpent serait Satan en personne... curieux choix de se présenter devant Eve pour la séduire, sous la forme d'un serpent, alors qu'il peut paraître en ange de lumière? Qui pourra donner la réponse ? A noter que, dans la Genèse, à partir du commencement et jusqu'à la formation du premier couple, il n'est question, en nul endroit, d'une création, pas plus d'auges que de démons... la première mention faite des anges, c'est quand il place des chérubins pour garder le chemin de l'arbre de vie en agitant une épée flamboyante... pour effrayer qui ? D'où sortent-ils ces chérubins, anges du second rang de la première hiérarchie ? Sont-ils encore entrain d'agiter leur épée flamboyante? De toute l'histoire de l'humanité, aucun témoignage d'une telle encontre. Et toujours pas trace de Satan... où le trouverons-nous ? La corruption du genre humain n'est pas due à Satan, mais aux fils du ciel : << Les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu'ils choisirent. >> Gen. 6 (2) --- Pas de fille au ciel ? Ou laides comme des guenons ? Combien de temps ont-ils mis avant de s'apercevoir que les filles des hommes étaient belles ? Et maintenant ? L'Eternel a-t-il remédié à la question ? << les géants étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu'elles leur eurent donné des enfants ; ce furent les héros qui furent fameux dans l'antiquité. >> ; . Déjà une antiquité ? << l'Eternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal>>;--- Idem (4).--- Conséquence évidente d'avoir privé ses fils de filles dans le ciel . Grave lacune de laquelle découle la corruption du genre humain sans que Satan ait eu à intervenir... mais où est-il ? Que fait-il ? Or, voilà que nous le rencontrons dans Job... 1 (6);--- très décontracté, se présentant devant l'Eternel parmi les fils de Dieu ( ces derniers toujours en quête de filles ? Descendus du ciel pour draguer?) petite conversation amicale entre deux vieux amis qui se connaissent bien. << l'Eternel dit à Satan: d'où viens-tu ? Et Satan répondit à l'Eternel : de par courir laterre et de m'y promener >> Satan aurait pu s'étonner de cette question formulée par un Dieu qui, en principe, sait tout, mais, bah, passons. Donc, les fils de Dieu se présentent, non pas devant leur père, mais devant l'Eternel... pas très claire cette famille... encore une fois : passons. Nous retrouvons Satan dans Mt. 4, toujours très décontracté et maître des lieux. << Alors Jésus fut emmené par l'Esprit dans le désert pour être tenté par le diable. >> Quel est donc cet Esprit avec un ''E'' majuscule, qui mène Jésus dans le désert comme un mouton, pour y être tenté par le diable 'petit ''d'' ? << Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. >> (2)--- On comprend qu'il peut se sentir un petit creux, encore qu'en tant que Dieu... Alors le tentateur, Satan ? Le met en défit, s'il est fils de Dieu, de transformer des pierres en pains il lui répond : << Il est écrit : l'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. >> (4);--- Il se considère donc comme homme, et non pas comme Dieu. Alors Satan, qui le tient bien en main, le place en haut d'un temple et le met en défit de se jeter en bas, citant dans la Bible qu'il connaît bien, le chapitre 91 Psaumes verset 4 , Jésus se défile à nouveau, citant encore ce qui est écrit. Du temple, Satan le transporte encore au sommet d'une très haute montagne ( sur son dos?) d'où il lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire, ( preuve pour les croyants que la terre est plate...), et lui dit : << Je te donnerait toutes ces choses si tu te prosternes et m'adores, Jésus lui dit : Retire-toi, Satan, car il est écrit : tu adoreras ton Dieu et tu le serviras lui seul;>> Il est donc bien établi que ce monde est la propriété de Satan, c'est donc lui qui l'a créé ? Alors que Jésus n'est qu'un petit dieu d'opérette soumis aux écritures... Cest pourtant un sacré cadeau que Satan lui faisait, qui lui aurait évité de périr bêtement sur la croix. Lequel, en cette histoire, est le plus orgueilleux des deux ? Jésus refuse la rédemption gratuite du monde '' parce qu'il est écrit'' !!! Minable !. Or, ce Satan, que nous voyons bien installé sur sa terre, s'y promenant et y discourant avec Dieu, Jean, dans une vision d'halluciné, probablement était-il drogué, le voit, dans un avenir proche (de sa vision ) précipité du ciel ! << Et il y eut guerre dans le ciel, , Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre , et ses anges furent précipités avec lui.>> Ap. 12 ( 7 à 9);-- Il avait donc sa place dans le ciel avec ses anges, où étaient-ils ses anges quand il se promenait sur la terre, les fils de Dieu dont il est question, seraient-ils ses anges ? Qui est qui, dans ce micmac ? Il y eut guerre dans le ciel, pour quel motif ? Fâcheuse lacune, qui avait raison ? Car l'Eternel, avec son esprit tordu, n'a peut-être pas le nez propre dans cette histoire... Satan et ses anges perdirent cette bataille, mais peut-être pas la guerre. Ils furent précipités sur la terre, c'est à dire que Satan fut reconduit chez lui avec sa troupe. Sacré mec que ce Satan, Jean nous en fait un portrait haut en couleurs dans 8 (44) ; << Vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui . Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et père du mensonge. >> Si il est meurtrier dès le commencement, c'est donc que Dieu l'a créé meurtrier... il parle de son propre fonds, d'où tient-il ce fonds si non du créateur ? Père du mensonge, l'Eternel grand-père ? N'est-ce pas du n'importe quoi ? Nayant pas de place dans le ciel, il propose tous les royaumes de la terre, toute la terre ! Pour trois fois rien à Jésus... si ce dernier avait accepté le marché, il se retrouvait à poil sans nul endroit où se retirer avec ses anges... pour risquer un tel marché, fallait bien qu'il connaisse à fond la psychologie de son interlocuteur, sachant fort bien qu'il refuserait de soustraire le monde à son pouvoir, parce qu'il est écrit ! N'est-ce pas là une nette victoire de Satan sur Jésus ? Que faut-il penser de cette littérature, si non qu'il faut avoir le cerveau bien abîmé par l'éducation religieuse pour croire à ces histoires dignes des contes de bonnes femmes.

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Mais alors, ce Satan que l'on retrouve dans toutes les légendes anciennes, des peuples, peuplades et tributs ? Coéternel a la Divinité Créatrice ? Autrement dit, dieu parmi les dieux tutélaires de notre planète ? C'est ce que je crois, car c'est ce qui correspond à ma conscience, un dieu, non pas ennemi de l'homme, mais éprouvant l'homme comme l'examinateur éprouve le candidat lors d'un examen. Le gardien de l'Olympe n'y laissant pénétrer que ceux qui le méritent. Dehors les couards qui se frappent la poitrine et s'agenouillent, pour s'attirer la bienveillance d'un Rédempteur qui passera l'éponge sur leurs fautes. On n'entre en l'Olympe que la tête haute, le karma purifié par le mérite. C'est ce qui me semble être Justice. Car qu'en serait-il de la Justice divine si l'esprit n'occupait pas le corps qu'il mérite ? Toutes ces espèces animales ? Même dans la Bible, ce terrain truffé de pièges, Satan nous y lance quelques clins d'oeil, par exemple: << J'ai dit en mon cœur, au sujet des fils de l'homme, que Dieu les éprouverait, et qu'eux mêmes verraient qu'ils ne sont que des bêtes.Car le sort des fils de l'homme et celui de la bête sont pour eux un même sort. Comme meurt l'un, ainsi meurt l'autre, ils ont tous un même souffle, et la supériorité de l'homme sur la bête est nulle car tout est vanité.>>.Ecl. 3 (18) .--- Devrions-nous nous réincarner durant des siècle en différentes espèces animales, même parmi les plus élémentaires, n'est-ce pas bien préférable que griller éternellement en enfer, tel que prêché par Jésus et accepté par les chrétiens et musulmans sans états d'âme ? Bible, Coran, Mormon,contiennent tous les pièges que le candidat à l'Olympe doit déceler et éviter : y démêler le positif du négatif, ce qui s'accorde avec la conscience de ce qui lui répugne , c'est à dire bien juger le dieu des religions.

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Quel avenir pour l'homme ? Le philosophe Nietzsche ne voit d'avenir pour l'humanité que dans le surhomme. Dieu est mort, dit-il, paix à son âme ? Hé, non ! Car pour ce grand philosophe, la notion d'âme, d'esprit, d'au-delà, d'immortalité, n'est que superstition, invention de prêtres... N'y a-t-il pas quelque confusion dans sa tête quand il écrit, parlant de lui-même : << … avec un souverain sentiment de fierté, à quoi rien ne peut se comparer, conscient à chaque instant de mon immortalité...>> Ecce homo.-- Qu'est-ce que le conscient sans âme ou esprit ? Mais que vaut son surhomme, son homme supérieur, s'il trouve sa fin en ce monde ? À quoi ressemble-t-il ? << Pour qu'au surhomme ne manque son dragon, le surdragon digne de lui, il faut, en effet, que sur la moite forêt vierge, encore plus d'un soleil flamboie ! Que tigres soient devenus d'abord vos chats sauvages et caïmans vos venimeux crapauds ; car bon chasseur veut bonne chasse. Et, en vérité, ô vous, les gens de bien et les justes ! Que de choses en vous prêtent à rire, et d'abord votre crainte de celui qui, jusqu'ici s'appelait ''diable''... A la grandeur de votre âme, êtes si étrangers que le surhomme, en sa bonté, pour vous serait effrayant! Et vous, les sages et les savants, fuiriez ce chaud soleil et la sagesse où le surhomme avec plaisir baigne sa nudité. Ö vous, les hommes les plus hauts qu'ait rencontrés mon œil, voici sur vous mon doute et mon rire secret; je devine que mon surhomme, c'est le diable que vous le nommeriez ! >> Ainsi parait Zarathoustra.--- N'y a-t-il pas une grave confusion dans sa tête quand il se prétend immortel alors qu'il nie l'âme et l'au-delà ? Car que vaut son surhomme, son homme supérieur s'il trouve sa fin en ce monde ? N'est-il pas question d'âme dans son portrait très abstrait du surhomme ? Vivrait-il 630 ans comme Adam, ou 100.000 ans, qu'il n'en reste pas moins mortel... on peut très bien l'imaginer, son surhomme, ayant vécu 100.000 ans et n'ayant plus qu'une heure à vivre... le temps à venir est long, mais le temps écoulé est court ! Et pourtant, ces notions d' ''âme'' et d' '' esprit'' qu'il prétend n'être qu'illusions, son Zarathoustra en est truffé ! Difficile de parler d'un homme doué d'un cerveau, mais dénué d'âme... façon de parler dira-t-il, mais tout de même ! Je me méfie de ces philosophes qui planent si haut au-dessus de la Nature avec si grande confiance en eux-mêmes, je fais d'avantage confiance en l'homme proche de cette Nature, qui sent les esprits et les dieux. Le coucou, élevé par une espèce autre que la sienne, n'ayant communiqué avec aucun des siens, sait qu'il doit émigrer en Afrique, à quel moment il doit partir, et quelle route il doit suivre... qu'en serait-il s'il se mettait à raisonner ? Aussi loin que l'on puisse remonter dans l'histoire de l'humanité, il a toujours été question d'esprits et de dieux, des milliers d'années avant la naissance de Jésus et de Muhamad, mais de nos jours ? Toujours aussi proches pour qui refuse de se laisser bander les yeux. Car qu'est-ce que le spiritisme s'il n'y a pas d'esprits ? Des illusions ? Qu'est-ce qu'une illusion ? Quand Satan taquine le curé d'Ars, n'agit-il pas à visage découvert? Et quand il se mêle de guerre de religion ? Qu'il investit le cerveau de quelques camisards ? << Ce fut le temps où apparurent partout, dans ce pays et ces montagne, des prophètes. Le mot n'effrayait pas ces gens qui connaissaient l'Ancien Testament aussi bien que l'histoire de leur famille. Tout à coup, ici ou là, des gens très ordinaires, pareils à vous ou moi, se mettaient à prophétiser. Parfois ils parlaient dans leur sommeil, . Parfois, l'Esprit leur soufflait des sermons en français, alors même qu'ils ne parlaient que le patois. Les témoignages que nous possédons sur ce phénomène apparaissent peu explicables sur le plan rationnel. Ils n'en sont pas moins indiscutables. Celui de Durand Fage par exemple : Sur les six heures du soir, je fus soudainement pris d'un frissonnement qui s'étendit sur toutes les parties de mon corps, qui furent aussi dans quelque agitation... dans cet état je sentis un souffle agréable qui naissait du dedans de moi, ce qui me surprit, quoique je ne fusse pas en état de réflexion. En même temps ma langue et mes lèvres furent subitement forcées de prononcer avec véhémence des paroles que je fus tout étonné d'entendre, n'ayant penser à rien et ne m'étant pas proposé de parler... je tombai incontinent après dans une espèce d'évanouissement : >> '' Alain Decaux raconte''-3 Perrin. – Et que dire des miracles de Lourdes et tant d'autres témoignages? Jeanne d'Arc ? Le daimon de Socrate? Mais il n'est de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir!- Les catholiques verront l'action de Satan en ces prophètes protestants, et les protestants Satan dans les miracles de Lourdes... sans doute les uns et les autres ont-ils raison, sauf qu'ils se trompent tous sur la nature de Satan. Avons-nous jamais vu une personne confite en dévotion, jurant qu'elle aime Dieu par-dessus tout, qu'elle brûle de s'unir à lui pour l'éternité, qui ne court au docteur et au pharmacien dès qu'elle se sent malade ? C'est qu'en elle, Nature est plus forte que Dieu... Oui, c'est du courage qu'il faut pour se libérer du carcan des superstitions religieuses , et devenir intellectuellement et spirituellement, un homme libre.

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Méfiez-vous des prêtres et pasteurs, imams et rabbins, qui prétendent enseigner la ''Vérité'', chacun selon sa recette... aussi trompeuses les unes que les autres, ce sont des champignons vénéneux qu'ils vous servent, s'emparant des âmes comme l'épervier du moineau... égarés eux-mêmes, comment pourraient-ils vous montrer le bon chemin? Car ils ont bon appétit, ces messieurs, et il convient de remplir les caisses pour faire aller ces machines infernales que sont les religions. Ils ont comme carotte le paradis, et comme bâton, l'enfer...il n'en faut pas davantage pour faire aller le troupeau des vaches à lait. Soyez mouflon libre dans les montagnes plutôt que vache à lait.

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La ''Foi'' a un gtrand pouvoir, celui de rabaisser les grands esprits au niveau le plus bas. Exemple, Pascal. Ce janséniste, qui prétendait se poser en modèle, et prêcher la morale chrétienne, semble ignorer que, si nous suivons l'évangile, Jésus impose, à qui veut le suivre, de vendre tous ses biens et de les distribuer aux pauvres. Or, monsieur Pascal, si l'on en croit madame Périer Gilberte, sa sœur, avait des domestiques, ce qui n'est pas la marque d'un grand dénuement : << …. ainsi, ceux qu'il se proposa (des principes)dans sa retraite furent ces maximes si solides de la vraie piété, l'une de renoncer à tous les plaisirs, et l'autre de renoncer aussi à toutes sortes de superfluités . Il commença d'abord, pour entrer dans la pratique de la première maxime, à se passer dès lors, comme il a toujours fait depuis, du service de ses domestiques autant qu'il le pouvait, il faisait son lit lui-même, il allait prendre son dîner dans la cuisine, il rapportait sa vaisselle, enfin, ne se servait de son monde que pour les choses qu'il ne pouvait absolument faire lui-même.>> .-- Pensées de Pascal, Edt. Garnier-Frères. – Pas de quoi humilier le moine bouddhiste qui ne possède que son pagne et son écuelle, s'il n'avait qu'une natte pour dormir, son lit était vite fait ! Il allait prendre son dîner dans la cuisine ? Il n'en était que plus près de la marmite ! Et il ramenait sa vaisselle, une simple écuelle ? Il ne se servait de son monde que pour les choses qu'il ne pouvait absolument pas faire lui-même, on aurait aimé un exemple ! Il est de ces pauvres que l'on peut difficilement plaindre. << C'est chose pitoyable de voir tant de turcs, d'hérétiques, d'infidèles, suivre le train de leurs pères, par cette seule raison qu'ils ont été prévenus chacun que c'est le meilleurs.>> Pascal n'est-il pas dans le même cas ? Mais ceci n'est rien en comparaison de ce qui suit: << Comme je ne sais d'où je viens, aussi je ne sais où je vais ; et je sais seulement qu'en sortant de ce monde, je tombe pour jamais ou dans le néant, ou dans les mains d'un Dieu irrité, sans savoir à laquelle de ces deux conditions je dois être éternellement en partage. Voilà mon partage plein de faiblesse et d'incertitude. ..>> Pauvre homme ! Jusqu'à quelle profondeur d'abîme sa foi a pu l'entraîner- coincé qu'il est entre le néant et un Dieu irrité ! S'il ne conçoit pas d'autre Dieu possible qu'un Dieu irrité, c'est gravissime ! Mais encore:<< Les impies qui font profession de suivre la raison doivent être étrangement forts en raison. Que disent-t -ils donc '' ne voyons nous pas, disent-ils, mourir et vivre les bêtes comme les hommes ? Et les turcs comme les chrétiens ? Ils ont leurs cérémonies, leurs prophétes, leurs docteurs, leurs saints, leurs religieux comme nous, etc... cela est-il contraire à l'écriture ? Ne dit-elle pas tout cela ? >> Sans doute n'a-t-il pas compris, ce grand benêt, que si les impies font cette comparaison, c'est pour lui faire valoir que sa religion ne vaut pas mieux que celle des turcs. << Croyez-vous qu'il soit impossible que Dieu soit infini, sans parties ? - Oui- je vous veux donc faire voir une chose infinie et indivisible. C'est un point se mouvant partout à une vitesse infinie, car il est en tous lieux et est tout entier à chaque endroit>> .- J'avoue être nul en géométrie, c'est sans doute la raison qui fait que je ne comprenne pas que quelle que soit la vitesse à laquelle se meut ce point, fut-elle infinie, attendu que l'espace est lui-même infini, quelque soit la direction que prenne ce point, il n'atteindra jamais aucune limite puisqu'il n'y en a pas. Comment peut-il être en tous lieux ? À moins qu'il soit enfermé dans une boite ? Dieu est-il enfermé dans une boite ? – A propos de Marie, mère et vierge . << Pourquoi une vierge ne peut-elle enfanter ? Une poule ne fait-elle pas des œufs sans coq ? Qui les distingue pas dehors d'avec les autres ? Et qui nous dit que la poule n'y peut former ce germe aussi bien que le coq ? >> C'est vrai ! Pourquoi y aurait-il une si grande différence entre la Sainte Vierge et une poule ? Qui nous dit que le coq ne peut pas pondre des œuf comme une poule ? Peut-être qu'il n'y pense pas... << On ne comprend rien aux ouvrages de Dieu, si on ne prend pour principe qu'il a voulu aveugler les uns et éclairer les autres-..- Il y a assez de clarté pour éclairer les élus, et assez d'obscurité pour les humilier, Il y a assez d'obscurité pour aveugler les réprouvés, et assez de clarté pour les condamner et les rendre inexcusables.>>-- Machiavel a pu trouver là une riche source d'inspiration ! Ne faut-il pas être un monument d'hypocrisie pour rendre un culte à un Dieu de cette espèce ? Pascal ne se condamne-t-il pas lui-même ? Une dernière perle cueillie entre autres : << Sans Jésus Christ, il faut que l'homme soit dans le vice et dans la misère ; avec Jésus Christ l'homme est exempt de vice et de misère. En lui est tout notre bonheur, notre vertu, notre vie, notre lumière, notre espérance ; et hors de lui il n'y a que vices, que misère, et que désespoir, et nous ne voyons qu'obscurité et que confusion dans la nature de Dieu et dans la nôtre. >> .-- Ce discours n'est-il pas l'expression d'un cerveau malade ? Socrate est donc mort comme il a vécu, dans la misère, le vice et le désespoir... comme tous les philosophes grecs, comme toute l'humanité qui a vécu sans plus se soucier de son Jésus que d'une crotte de chien …
En science physique, le sieur Pascal
Donne l'image d'un lion qui s'impose,
En religion c'est autre chose,
Le lion fait place au maigre chacal.

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Mais aussi le père de Foucaud, renonçant à sa fortune, ce que doit faire tout vrai chrétien, en la donnant à sa sœur... laquelle se chargera de financer ses voyages et toutes autres dépenses. Et que penser de Mlle Martin, alias Ste Thérèse de l'enfant Jésus, qui abandonne son père, sombrant dans la folie, pour s'isoler dans un couvent. Elle voulait ''aimer'', aimer Jésus avec passion, Jésus enfant, alors que l'individu est mort à trente trois ans, si l'en on croit la légende... ça faisait tout de même un grand enfant à dorloter... en final, elle perdra la foi, et fera l'expérience de l'athéisme. Elle sera réduite, jusqu'à sa mort, à pratiquer la méthode Coué, pour se persuader que cette incrédulité de bon sens n'est qu'une épreuve que lui impose Dieu... ce Dieu, qu'au fond d'elle-même, elle ne croit plus. Que d'hypocrisie chez ces grands pseudo-mystiques que tant de benêts admirent. --Mais tous ces prêtres, pasteurs, imams et rabbins, ne sont-ils pas de la même veine ? Grands maîtres en hypocrisie? Combien ne croient pas un mot de ce qu'ils prêchent... pourraient-ils s'empêcher de rire en se regardant dans les yeux ? Pasteurs menant leurs troupeaux bêlants, leur donnant comme pâture, un dieu planant au ras des caniveaux, qui exige qu'on le gave de prières et de cantiques, qui fait de l'homme une créature privilégiée du reste de la nature, sans qu'il soit précisé à quoi il doit ce privilège. Religions qui n'atteignent pas même le niveau de la philosophie la plus élémentaire. Ces contes, tout débiles qu'ils soient, n'en sont pas moins un poison paralysant , lequel, inoculé aux enfants en bas âge, en font de dociles vaches à lait. Quand ils atteignent l'âge de la réflexion, cette faculté est désastreusement affaiblie par les tabous de la foi tatoués dans leur cerveau. Il faut beaucoup de courage pour surmonter ce pernicieux handicap, tenir tête à ces maîtres à penser, eux-mêmes victimes. Mais pour ceux qui trouvent en eux-même l'énergie de vaincre ce handicap, de mettre à bas la Foi, c'est l'enivrement de la liberté conquise, l'esprit libéré de toute crainte superstitieuse, se trouve capable de se remettre en question, le Dieu jaloux, irrité, orgueilleux , ridicule, relégué au rang des contes de bonnes femmes... --- La porte de la cage forcée, l'esprit volant de ses propres ailes, peut s'élancer vers les hauteurs, et c'est de ces hauteurs que la bonté de Lucifer, ce dieu de l'Olympe, qui ne demande rien pour lui-même, ni prières, ni cantiques, tutélaire de notre monde, apparaît dans toute sa clarté, que deviennent visibles les perches qu'il nous tend dans les Ecritures pour nous sortir de ce monde, qu'il devient évident que l'homme se perd lui-même par sa couardise d'esclave soumis à la Foi.

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Quand le torchon brûle entre deux évêques--- Les religions sont extraordinaires, les unes tirent à hue, les autres à dia, et non seulement d'une religion à l'autre, mais encore à l'intérieur d'une même religion, alors qu'aucune n'a jamais été foutue d'apporter le moindre commencement de preuve de l'existence de leur Dieu, obstinément invisible et muet. L'évêque Fénelon, le cygne de Douai, prêchait le pur amour que lui avait enseigné l'étrange madame Guyon, manifestement timbrée, bête noire de l'évêque Bossuet, l'aigle de Meaux. De ces deux oiseaux, il semble évident que Bossuet soit intellectuellement le moins abîmé par la religion que son confrère, car quel est . l'enseignement spirituel de la bonne femme ? << La pure espérance est désintéressée. Elle ne désir pas Dieu pour soi, mais pour lui . Elle veut aimer Dieu de l'amour dont il s'aime, et non point en rigueur de termes de posséder ; >>--- C'est qu'en effet Dieu s'aime lui-même, à se demander s'il lui reste un peu d'amour pour ses créatures... << C'est pour l'amour de moi, pour l'amour de moi que je veux agir : car comment mon nom serait-il profané ? Je ne donnerai pas ma gloire à un autre. >>;--Esaîe, 48 (11) ; Quel rapport entre son amour pour lui même et la profanation de son nom ? De quelle gloire peut-il se prévaloir? Car à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire... ne confond-t-il pas toute puissance et gloire ? Dans cette légende, n'est-ce pas Satan qui peut revendiquer la gloire d'avoir tenu tête à plus puissant que lui ? Préférant la liberté sur terre, que la soumission au ciel ? Que reste-t-il de gloire pour Jésus et le Saint-Esprit ? --- << Mais je l'ai laissé subsister, afin que tu vois ma puissance et que l'on publie mon nom par toute la terre. >> Ex. 9 (16) --- Ecoeurant d'orgueil le mec. Toujour selon la mère Guyon : <<Le pur amour ne suppse ni transport, ni illumination : triple obscurité plutôt, et triple silence. Silence de la raison qui renonce à la science, et, chose plus difficile, à la sagesse. >> --- Diable ! Dieu a donc donné à l'homme, intelligence et conscience en tant que siège confortable pour qu'il s'assoie dessus. << Les choses que Dieu fait faire pour l'amour de lui, sont d'ordinaire préparées par une providence douce et insensible. >>--- Ne faut-il pas avoir la tête quelque peu dérangée pour imaginer un Dieu si antipathique, uniquement préoccupé de l'amour pour lui-même ? --- << L'oraison n'est solide qu'autant qu'elle est la mort à soi-même, à ses gouts, et même à sa perfection en tant qu'on la regarde comme sa propre excellence, et non comme la pure volonté de Dieu. >> --- Que mérite une telle oraison, si non la réincarnation dans un ver de terre ? --- << C'est la fausse sagesse, c'est l'intérèt propre qui décourage l'âme... Dieu vous veut sage, non de votre propre sagesse, mais de la sienne. Il vous rendra sage, non en vous faisant fare forces réflexions, mais au contraire, en détruisant toutes les reflexions inquiétes de votre fausse sagesse. Quand vous n'agirez plus par vivacité naturelle, vous serez sage sans sagesse propre. >>--- Madame Guyon sait ce que Dieu veut, d'où tient-elle ses informations ? Et ce que Dieu veut, ce sont des individus vidés de toute leur substance, comme des coquilles vides... car d'où vient la propre sagesse de l'homme si non de la Divinité Créatrice qui n'a , heureusement, rien de commun avec l'abominable Dieu de madame Guyon... Ne plus agir par vivacité naturelle, cette nature serait-elle œuvre satanique ? Dans son éducation des enfants, Fénelon enseigne, entre autres sotises, << L'âme du christianisme, si l'on peut parler ainsi, est le mépris de cette vie, et l'amour de l'autre. >> --- Quelle autre ? Ne serait-ce pas lâcher la proie pour l'ombre ? L'amour de l'autre vie, telle que prêchée par le christianisme, reléve plutôt, ce me semble, de la crainte de l'enfer que de l'envie de partager la vie des saints. << Je ne suis pas, ô mon Dieu, ce qui est : hélas ! Je suis presque ce qui n'est pas. Je me vois comme un milieu incompréhensible entre le néant et l'être, je suis celui qui a été, je suis celui qui sera, je suis celui qui n'est plus ce qu'il a été ; je suis celui qui n'est pas encore ce qu'il sera, et dans ces entre-deux, que suis-je ? Un je ne sais quoi qui ne peut s'arrêter en soi, qui n'a aucune consitance, qui s'écoule rapidement comme l'eau, un je ne sais quoi que je ne peux saisir, qui s'enfuit de mes propres mains, qui n'est plus dès que je veux le saisir ou l'apercevoir ; un je ne sais quoi qui finit dans l'instant même où il commence, en sorte que je ne peux jamais un seul moment me trouver moi-même fixe et présent à moi ;-même pour dire simplement : je suis. Ainsi ma durée n'est qu'une défaillance perpétuelle. >>;-- Et qu'imagine-t-il comme changement en Dieu ? Pour ma part, plutôt que perdre mon temps en cette recherche stérrile d'un moi insaisissable, je préfère prendre place, en bonne compagnie, devant une table bien garnie. Pour unir tous ces je ne sais quoi, champagne et homard font merveille. Toutes ces niaiseries, et bien d'autres, sont vigoureusement dénoncées par Bossuet pour lequel on approche Dieu que par la raison ;. Mais pas n'importe quelle raison, car il n'est pas raisonnable de raisonner sur les mystères... piliers indispensables à toute religion, seulement pour interpréter les versets de l'Evangile, pour leur faire dire ce qu'on veut qu'ils disent. Or ces flagorneries ne datent pas de Fénelon, quelque mille cinq cent ans plus tôt, sot Augustin s'y vautrait en une très douteuse mysticité. << Que je vous cherche, Seigneur, en vous invoquant, et que je vous invoque en croyant en vous ! Car vous nous avez été annoncé. Ma foi vous invoque, Seigneur, cette foi que vous m'avez donnée, que vous m'avez inspirée par l'humanité de votre fils, par le ministère de votre apôtre. >> . Livre 1 --- Quel mérite de croire en Dieu , si l'on ne peut y croire que par la foi qu'il donne à ceux qu'il a choisi par pur caprice, sans tenir compte des bonnes ou mauvaises actions de chacun. Encore faut-il que cette foi soit inspirée par l'humanité du fils et par le ministère d'un apôtre... Fichtre ! Pas si simple pour Dieu de donner la foi, il doit se plier à certaines formalités … pour ma part, je me sentirais plutôt mal dans ma peau, si j'étais habité par cette foi si injustement distribuée par un Dieu lunatique. S'il y a un mérite à glaner, ça ne peut être que dans la dénonciation de cette monstruosité. Faites votre choix : intelligence ou foi. D'où vient l'une, d'où vient l'autre ? Il me semble que cette double question est d'une importance capitale, et qu'elle devrait embarrasser ces pleurnicheurs hypocrites si elle leur étéit posée. << Je ne serais donc point, mon Dieu, je ne serais point du tout, si vous n'étiez en moi. Que dis-je ? Je ne serais point si je n'étais en vous, de qui, par qui, et en qui toutes les choses sont. Il est ainsi, Seigneur, il est ainsi. Où donc vous appellerais-je puisque je suis en vous ? D'où viendriez vous en moi ? Car où me retirer du ciel et de la terre , pour que de là vienne mon Dieu qui a dit '' c'est moi qui remplis le ciel et la terre ? '' >> Livre 1 (ii) . Quelle différence entre sot Augustin et Dieu, puisque Dieu est en lui, et lui en Dieu... tout comme Jésus en somme ? Quand il aime Dieu, c'est donc lui qu'il aime... Ca veut dire quoi, remplir le ciel et la terre ? La terre n'étant qu'un point microscopique dans l'espace infini ? Où se trouve le ciel ? Une telle profondeur d'imbécilité, donne le vertige : << …. que je vous aime, Seigneur, que je vous rends grâce et cnfesse votre nom, ô vous qui m'avez remis tant de criminelles et abominables œuvres! A votre grâce , à votre miséricorde je rapporte la gloire d'avoir fondu la glace de mes péchés. A votre grâce je rapporte la gloire de tout ce que je n'ai pas fait de mal. Eh ! De quoi n'étais-je pas capable, ayant aimé le crime sans interêt ? Et je confesse que tout m'est pardonné, et le mal que j'ai fait de gré, et celui que m'a épargné votre miséricorde.>> Livre ii (VII);-- Que voilà-t-y du grain à moudre pour la réflexion ! Quelle est donc cette espéce de gloire rapportée à la miséricorde de Dieu, d'avoir fondu la glace des péchés de sot Augustin ? Et celle rapportée à la grâce de ce qu'il ,n'a pas fait de mal ? Et doù tient-t-il sa certitude que tout le mal qu'il a fait, lui est pardonné ? Ne prend-t-il pas ses désirs pour des réalités ? Je pense, pour ma part, que son karma lui a réservé quelques désagréables surprises, quand, dans l'autre monde, son Dieu de fumée s'est dissipé...

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La religion catholique est divisée en trois tendances, chacune prétendant expliquer (et justifier! ) le comportement de Dieu vis à vis de l'espéce humaine, toute autre espéce étant superbement ignorée. Pascal, qui nous les présentent toutes les trois, nous donne les raisons de son choix pour l'une d'entr'elles. Nous vérons ce que valent ses raisons - Dans ses écrits sur la grâce, nous lisons: << … voilà la question qui est aujourd'hui agitée entre les hommes et qui est diversement décidée par trois avis. Le premier sont les calvinistes, le second sont les molinistes, les derniers sont les disciples de St-Augustin.>> En fait il s'agit des jansénistes, disciples de l'évêque d'Ypres, Jansénius, dont Pascal faisait partie. Calvinistes, doctrine du réformateur Calvin. Selon Pascal, l'opignon des calvinistes est << Que Dieu, en créant les hommes, en a créé, les uns pour les damner, et les autres pour les sauver par une volonté absolue et sans prévision d'aucun mérite, que, pour éxécuter cette volonté absolue, Dieu a fait pécher Adam, et non seulement permis, mais causé sa chute. Qu'il n'y a aucune différence en Dieu entre faire et permettre- Que Dieu, ayant fait pécher Adam et tous les hommes en lui, il a envoyé Jésus-Christ pour la rédemption de ceux qu'il a voulu sauver en les créant, et qu'il leur donne la charité et le salut indubitablement- Que Dieu abandonne et prive durant tout le cours de leur vie, de la charité ceux qu'il a résolu de damner en les créant. Voilà l'opinion épouvantable de ces hérétiques, injurieuse à Dieu et insuportable aux hommes . Voilà les blasphêmes par lesquels ils établissent en Dieu, une volonté absolue et sans aucune prévision de mérite ou de péché, pour damner ou pour sauver ses créatures. >> ; Molinistes, doctrine de Luis Molina, jésuites. << En haine de cette opinion abominable et des excés qu'elle enferme, les molinistes ont pris un sentiment, non seulement opposé, ce qui suffisait, mais absolument contraire ; C'est que Dieu a une volonté conditionnelle de sauver généralement tous les hommes. Que, pour cet effet, Jésus-Christ s'est incarné pour les racheter tous sans en excepter aucun, et que ses grâces étant données à tous, il dépend de leur volonté, et non de celle de Dieu, d'en bien ou d'en mal user. Que Dieu, ayant prévu de toute éternité le bon ou le mauvais usage qu'on ferait de ces grâces par le seul libre arbitre, sans le secours d'une grâce discernante, a voulu sauver ceux qui en useraient bien, et damner ceux qui en useraient mal, n'ayant pas eu, de sa part, de volonté absolue ni de sauver, ni de damner aucun homme. Cette opinion, contraire à celle des calvinistes, produit un effet tout contraire, : elle flatte le sens commun, et l'autre blesse. Elle le flatte en le rendant maître de son salut ou de sa perte . Elle exclut de Dieu toute volonté absolue, et fait que le salut et la damnation procédent de la volonté humaine, au lieu que, dans celle de Calvin, l'un et l'autre procéde de la volonté divine. Voilà qu'elles sont les erreurs contraires entre lesquelles les disciples de St-Augustin , marchant avec plus de retenue et de considération, établissent leur sentiment de la sorte : les jansénistes, disciples de St-Augustin, considèrent deux états dans la nature humaine : l'un est celui auquel elle a été créée dans Adam, saine, sans tache, juste et droite, sortant des mains de Dieu, duquel rien ne peut partir que pur, saint, et parfait.L'autre est l'état où elle a été réduite par le péché et la révolte du premier homme, et par lequel elle est devenue souillée, abominable et détestable aux yeux de Dieu. Dans l'état d'innocence, Dieu ne pouvait, avec justice, damner aucun des hommes, Dieu ne pouvait même leur refuser les grâces suffisantes pour leur salut. Dans l'état de corruption, Dieu pouvait, avec justice, damner toute la masse entière, et ceux qui naissent encore aujourd'hui sans en être retirés par le baptême, sont damnés et privés éternellement de la vision béatifique, ce qui est le plus grand des maux. Suivant ces deux états si différents, ils forment deux états différents touchant la volonté de Dieu pour le salut des hommes. Ils prétendent que, pour l'état d'innocence, Dieu a eu une volonté généralee et conditionnelle de sauver tous les hommes, pourvu qu'ils le voulussent par le libre arbitre, aidés des grâces suffisantes qu'il leur donne pour leur salut, mais qui ne les déterminaient pas infailliblement à persévérer dans le bien- Mais qu'Adam, ayant, par son libre arbitre, mal usé de cette grâce, et s'étant révolté contre Dieu par un mouvement de sa volonté et sans aucune impulsion de Dieu ( ce qui serait détestable à penser) a corrompu et infesté toute la masse des hommes, en sorte qu'elle a été le juste objet de la colère et de l'indignation de Dieu. Ils entendent que Dieu a séparé cette masse toute également coupable et toute entière digne de damnation, qu'il en a voulu sauver une partie par une volonté absolue fondée sur la miséricorde toute pure et gratuite, et que, laissant l'autre dans la damnation où elle était et où il pouvait , avec justice, laisser la masse entière, il a prévu, ou les péchés particuliers que chacun commettait, et, au moins, le péché originel dont ils sont tous coupables, et qu'en suite de cette prévisision, i les a voulus condamner. Que, pour cet effet, Dieu a envoyé Jésus-Crist pour sauver absolument, et par des moyens très éfficasses, ceux qu'il a choisis et prédéstinés de cette masse, qu'il n'y a que ceux-là qu'il a voulu absolument le salut par sa mort et qu'il n'a pas eu cette même volonté pour le salut des autres qui n'ont pas été délivrés de cette perdition universelle et juste. Que, néanmoins, quelques-uns de ceux qui ne sont pas prédéstinés ne laissent pas d'être appelés pour le bien des élus, et, ainsi, de participer à la Rédemption de Jésus-Crhist. Que c'est la faute de ces personnes de ce qu'elles ne persévèrent pas, qu'elles le pourraient si elles le voulaient, mais que, n'étant pas du nombre des élus, Dieu ne leur donne pas ces grâces éfficasses, sans lesquelles elles ne le veulent jamais en effet . Et, partant, qu'il y a trois sortes d'hommes : les uns qui ne viennent jamais à la foi, les autres qui y viennent et qui ne persevèrent pas , meurent dans le péché mortel, et les derniers, qui viennent à la foi et qui y persevèrent dans la charité jusqu'à la mort. Jésus-Christ n'a point eu la volonté absolue que les premiers recussent aucune gräce par sa mort puisqu'ils n'en ont point en effet reçu. Il a voulu racheter les seconds ; il leur a donné des grâces qui les eussent conduits au salut, s'ils en eussent bien usé, mais il ne leur a point voulu donner cette grâce singulière de la persévérence, sans laquelle on n'en use jamais bien. Mais pour ces derniers Jésus-Crhist a voulu absolument leur salut, et il les y conduit par des moyens certains et infaillibles. Q ue tous les hommes du monde sont obligés de croire, mais d'une créance mèlèe de crainte et qui n'est pas accompagnée de certitude, qu'ils sont de ce petit nombre d'élus que Jésus- Christ veut sauver, et de ne juger jamais d'aucun des hommes qui vivent sur la terre quelque méchants et impies qu'ils soient, tant qu'il leur reste un moment de vie

Le 14 septembre 2015, Mia Lecerf a écrit :

Bonsoir, imaginez la maman d'une enfant qui n'a plus voulu aller à l'école à la fin de la seconde... parce que son truc c'est de dessiner. Comment cette maman, pas franchement "prof" peut-elle lui inculquer, au moins, quelques rudiments de philosophie... Je me suis lancée aujourd'hui sur le thème du "bonheur", en choisissant votre cours. Résultat incroyable : ma petite s'est immédiatement "prise au jeu" et nous avons volé de questions en questions. Je crois qu'elle a reçu le principal. Parce que vos cours, c'est surtout ce que je voudrais dire, sont d'une grande clarté, sans vulgarité. Adepte du "bonheur par la connaissance", je vous salue cher monsieur, en vous remerciant de m'avoir tant aidée à présenter un concept difficile, mieux : pour avoir éclairé ces idées philosophiques si rébarbatives pour le commun des mortels.Et ce n'est qu'un commencement...

Le 5 septembre 2015, Akineko a écrit :

Bonjour! Merci pour ce super site! Je suis en troisième et depuis peu, je m'intéresse à la philosophie. Je trouve ça un peu compliqué mais ça ma plaît. Je vous remercie encore pour ce site parce que grâce à lui c'est un peu plus clair pour moi!!!

Le 27 mai 2015, Omarmarounfa a écrit :

Bonjour
Ofte suis un eleve de terminal L et j'aimerai qu'on me donne des explication sur le sujet suivant:peut-on tout dire?? Merci d'avance

Le 11 avril 2015, Admin a écrit :

Bonjour, vous pouvez reprendre à votre compte le contenu de ce site sans le citer. La citation d'un devoir, article ou mémoire doit renvoyer à des auteurs publiés, connus et reconnus, plutôt qu'à des auteurs du web relativement anonymes. Essayez plutôt de vous référer aux auteurs philosophiques mentionnés dans l'article. Si vous avez quand même besoin d'un nom, celui du contributeur à ces articles est Jean Paul.

Le 10 avril 2015, saba a écrit :

bonjour. je vous remercie pour votre bon site.
j'ai besoin de nom complete de J.P l'auteur d'artile LA LIBERTE.
je veux utilize quelques paragraghe dans mon memoire sur Gide.je suis en Iran.etudiante de master en littérature française.
s'il vous plaite repondez-moi

merci

Le 30 mars 2015, TermES74 a écrit :

Bonjour!
Avez vous des idées pour ce sujet de dissertation? : Du désaccord entre deux personnes, peut-on en déduire que l'une d'elle au moins se trompe?

Le 26 février 2015, fralenne a écrit :

La septième lettre de Platon (l'a-t-il vraiment écrite?) est un éternel sujet de débat : à la recherche de "la vérité", il semble nous dire que celle-ci n'existe pas, qu'elle est une quête, qu'elle est éphémère et toujours partielle lorsque "vient tout à coup briller sur chaque chose la lumière de la sagesse et de l'intelligence" mais seulement, ajoute-il "avec l'intensité que peuvent supporter les forces humaines". Aujourd'hui, cette compréhension du monde et de la vérité, toujours remise en question et dont nous cherchons les étincelles pour mieux l'appréhender, ne semble plus être accessible qu'à la pensée scientifique critique et, parfois, à la philosophie. Aucun des enseignements de Platon n'a été retenu par les guides cultuels, figés sur leurs croyances qui conduisent aux débordements de haine, ni par les acteurs du pouvoir ou ceux qui y aspirent, par ambition, et qui conduisent aux criantes inégalités sociales et aux conflits mortifères entre les États. Rien n'aurait donc changé depuis vingt siècles hormis le "progrès" technologique qui met trop souvent la Nature en piteux état ! Où sont les "progrès de l'esprit humain" chers à Condorcet? Faut-il désespérer de l'humanité ou bien existe-t-il une autre voie, non seulement philosophique, mais qui puisse aussi s'inscrire dans l'action, dans la conduite sereine du changement? Nous cherchons une femme, un homme, une équipe, qui sache accompagner l'humanité, une dans sa diversité, pour élever notre espèce, sans angélisme et avec courage, sur une voix d'espérance. Ou bien, avec les moyens de destruction dont nous disposons et qui, comme l'avait bien montré Clausewitz, sont toujours employés jusqu'à l'extrême, sommes-nous condamnés à nous détruire?
L'espoir de rédemption des guides funestes qui tiennent entre leurs mains le destin du monde est peut-être à chercher dans les enseignements d'Aristote. « Nous voyons ces mêmes personnes, quand elles ont eu recours aux mélodies qui transportent l'âme hors d'elle-même, remises d'aplomb comme si elles avaient pris un remède et une purgation. C'est à ce même traitement, dès lors, que doivent être nécessairement soumis à la fois ceux qui sont enclins à la pitié et ceux qui sont enclins à la terreur, et tous les autres qui, d'une façon générale, sont sous l'empire d'une émotion quelconque pour autant qu'il y a en chacun d'eux tendance à de telles émotions, et pour tous il se produit une certaine purgation et un allègement accompagné de plaisir. »
Le devoir des hommes du commun que nous sommes, libres de pouvoir, est sans doute de faire émerger parmi eux ceux qui, par la mélodie qu'ils inventeront et par le spectacle de la tragédie du monde qu'ils imposeront aux puissants, provoqueront cette catharsis salvatrice. Ce rêve est permis.

Le 25 décembre 2014, sy a écrit :

je suis heureux en lisant cette leçon.cela m'a permi de comprendre ce qu'est tellement la conscience et l'inconscient et leur manifestation l'homme et ce qui l'entour

Le 23 novembre 2014, Ivorian\'Emma a écrit :

Bonsoir je voudrais savoir si vous pouviez envoyer des cours par mail.
Merci

Le 7 novembre 2014, alesanne a écrit :

je viens de passer un bon moment sur les illustrations \"perceptions\"; excellent! merci

Le 20 octobre 2014, gaspou78 a écrit :

Bonjour à tous, je suis en terminale L, je viens donc de découvrir la philosophie et notre enseignante nous a donné le sujet suivant : Pourquoi y a-t'il des Etats. Je trouve qu'il y a beaucoup de choses à dire et j'ai un peu de mal à trouver une problématique et même un plan... Travailleur je ne demande pas evidemment que l'on me donne un plan mais seulement des axes de reflexions afin de "penser mes pensées":) Merci d'avance !

Le 8 octobre 2014, skynet a écrit :

cool! j'adore ce site, bravo! il m'aide bien... merci encore :)

Le 14 septembre 2014, scht a écrit :

quelqu'un peut-il repondre a cette question :
quelle est votre philosophie de vie ?

Le 25 août 2014, xeex injustice a écrit :

si nous sommes tous d'accord qu;il y'a un etre supreme qui est Dieu,notre createur;Ne serait il pas plus simple et logique d'appliquer la justice divine si l'on sait que depuis toujours l'on assiste A des forfaitures,des violations des droits de l'Homme et j'en passe...

Le 29 juillet 2014, @feuauxpoudres a écrit :

Que serait un prophète un 2014 selon vous?

Le 4 juin 2014, moulayeba@hotmail.com a écrit :

la philosophie est elle une bousole qui permet de nous orienter dans le monde

Le 14 mai 2014, baldo86 a écrit :

La théorie de l'Évolution ne fait pas descendre l'homme du singe. C'est une erreur longtemps répandue qui donne une image caricaturale de la pensée scientifique.

Le 4 mai 2014, NB a écrit :

L'homme fait-il l'histoire ?

Le 13 mars 2014, maxime a écrit :

Bonjour,

Je recherche une image faite de tâches blanches et noires à première vue pour voir ensuite globalement un cheval. Ceci pour illustrer la fait de voir un ensemble de points avant d'avoir la vision globale
merci par avance

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